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Chronique : The effigies | Sarah Raughley

« Je m’appelle Maia Finley, j’ai seize ans et je suis la nouvelle Effigie. » Depuis quelques jours, Maia se répète ces mots en boucle, sans oser les prononcer à voix haute. Car à la minute où le monde l’apprendra, sa vie basculera. Elle deviendra une véritable célébrité, ses fans boiront la moindre de ses paroles… et son espérance de vie chutera drastiquement.

C’est que les Effigies, ces jeunes femmes dotées chacune d’un pouvoir unique lié aux quatre éléments, ne sont pas là par hasard : elles doivent protéger l’humanité des Spectres – des créatures de cauchemar – mélange de chair pourrissante et de ténèbres, qui la terrorisent depuis maintenant près d’une centaine d’années. À la mort de chaque Effigie, ses capacités, ainsi que la somme de ses souvenirs, se transmettent à son héritière choisie au hasard quelque part sur la planète.

Alors, quand Manhattan subit une attaque sans précédent, Maia n’a d’autre choix que de descendre dans l’arène. Elle qui idolâtre les Effigies, comme autrefois sa sœur jumelle morte dans un incendie, va cependant tomber de haut : les trois jeunes filles ne veulent plus entendre parler les unes des autres. Pourtant le danger se rapproche, car un homme énigmatique, Saul, semble capable à la surprise générale de contrôler les Spectres. Maia se retrouve aspirée dans une spirale infernale, au moment même où le feu qui couve en elle menace de la consumer tout entière !


Bonjour à tous ! Aujourd’hui je reviens pour vous parler de ma toute dernière lecture : The Effigies de Sarah Raughley. Pas de grands éloges à l’horizon puisque malheureusement ce livre n’a pas fonctionné pour moi et puisque je partage avec vous mes coups de cœurs littéraires, il en va de soit de partager également mes déceptions. Pour la petite histoire j’ai acheté ce livre un peu par hasard, je n’avais lu aucune chronique ou avis dessus et la couverture et le résumé m’avaient tapé dans l’œil. En plus, on partait sur un livre des éditions Lumen qui est une maison que j’apprécie beaucoup donc pour moi pas de faux pas en perspective.

« De la magie et des monstres, le tout enrobé d’une bonne couche de mystère »

Je pense qu’une partie de ma déception vient du fait que je n’ai jamais réussi à rentrer complètement dans l’intrigue. Le livre commence sur les chapeaux de roues mais après j’ai trouvé que l’histoire était beaucoup trop linéaire. On commence avec de l’action et Maia qui découvre qu’elle est une Effigie. Au départ, elle va être heureuse mais lorsqu’elle va se retrouver face à son premier combat elle va très vite déchanter. J’apprécie le fait que l’on commence avec une héroïne qui n’en est pas encore totalement une, elle va devoir apprendre à se battre et à maîtriser ses pouvoirs pour finalement devenir une véritable Effigie. Le problème c’est que cette partie arrive assez tardivement dans le livre et n’est pas assez développée. La preuve étant qu’à la fin du livre, elle sait autant contrôler son pouvoir qu’au départ (c’est-à-dire pas du tout).

« Certains jours, je me serais sentie plus sereine s’ils avaient simplement été effacés de ce monde. Mais les morts laissaient des traces : des photos, d’anciens messages sur le répondeur… Des souvenirs… Du chagrin. Des fragments de chaque vie restaient sur Terre, piégés çà et là, à la fois réconfortants et obsédants pour les survivants. »

Concernant Maia, c’est une fille de 16 ans qui a perdu sa famille entière lors d’un incendie et qui en garde de lourdes séquelles émotionnelles, on voit d’ailleurs que son deuil n’est pas encore fait. Alors que d’habitude j’adore ce genre de personnage, ici ça ne l’a pas fait. Maia est une fille très naïve, elle voue une passion dévorante pour les Effigies qui m’a beaucoup gêné dans ma lecture, elle sait absolument tout d’elles et on est vraiment à la limite du fanatisme. Même lorsqu’elle se trouve devant les Effigies, elle n’arrive pas à enlever cette image de petite fan insupportable. Je l’ai trouvé déconnecté du monde réel et je n’ai pas vraiment compris sa manière de réagir dans certaines situations.

« J’avais sous les yeux des monstres tout droit sortis de contes dont les auteurs n’auraient jamais imaginé que leurs créations pourraient un jour prendre vie »

Concernant les trois autres effigies, on a des personnages complètements différents qui ne vivent pas leur situation d’Effigies de la même façon. Belle est la seule qui continue de se battre et de sauver le monde alors que les deux autres, Lake et Chae Rin préfère rester très loin de tout ça. Au final le personnage qui m’a le plus emballé est Natalya, l’ancienne Effigie du feu même si elle n’apparaît qu’à travers des souvenirs. J’ai beaucoup aimé l’histoire en parallèle consistant à comprendre le mystère de sa mort. Finalement c’est également elle le noyau central du groupe puisqu’au final, c’est au travers d’elle que les 4 Effigies vont commencer à tisser des liens et à agir en véritable équipe.

« L’opinion a voulu en faire des héroïnes et on a récolté quatre poupées cassées »

Un des points essentiels qui fait que ce livre se démarque des livres classiques de super-héros c’est qu’il n’y a pas de question d’identité secrète. Ici on connaît l’identité de chacune des Effigies, on traque leurs moindres faits et gestes, les médias sont en permanence en train de chercher des failles et de les exploiter. On se rend compte de l’avidité et de la cruauté des journalistes, mais également des « fans » qui ne se gênent pas pour descendre les Effigies qu’ils n’apprécient guère sur des forums publics. Au final la vie d’Effigies n’est pas un cadeau tombé du ciel mais plutôt une malédiction.

« En fin de compte, nous ne sommes que des monuments grossiers bâtis à la gloire de celles qui nous ont précédées. Des Effigies. »

 Finalement je termine ma lecture assez déçue. Malgré les 442 pages, j’ai l’impression de ne connaître les personnages qu’en surface et l’intrigue n’a pas réussi à susciter assez mon intérêt pour avoir envie de découvrir la suite.

Auteur : Sarah Raughley
Titre : The Effigies
Edition : Lumen
Nombre de pages : 442 pages
Prix : 15 €

Et vous, quelle a été votre plus grosse déception littéraire ?

 

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