Chroniques,  Fantasy

Chronique : Un palais de colère et de brume | Sarah J. Maas

Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.

Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.

D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels.

⛔️⚠️  Attention petit lecteur curieux, si tu n’as pas lu le premier tome, je te conseille de ne pas t’aventurer ici, tu risquerais d’être spoilé. ⚠️ ⛔️

Alors que j’avais littéralement adoré le premier tome (dont la chronique est dispo ici), je me rends compte avec le recul qu’il est très loin de ce tome-ci. Cette suite a été une véritable claque littéraire, un énorme coup de cœur et un livre que j’ai eu envie de relire dès que j’ai tourné la dernière page. Je comprends de plus en plus en pourquoi tant de gens parlent de cette saga. Dites-vous que ce tome a été tellement extraordinaire qu’il m’a provoqué une panne de lecture. Je n’arrivais plus à me lancer dans un autre livre puisque à côté, j’ai eu l’impression qu’aucune lecture n’arrivera à ce niveau. Pour le moment, je peux officiellement dire que ce livre est ma meilleure lecture de l’année 2018.

« Bienvenue à la Cour de la Nuit. »

Alors par où commencer ? J’ai tellement de chose à dire que j’ai peur d’en oublier. Alors que d’habitude j’écris mes chroniques à chaud, juste après avoir tourné la dernière page du livre, ici j’ai préféré attendre et prendre du recul pour mettre mes idées en ordre et voir si mon avis ne changeait pas entre temps. Je pense que tout lecteur a déjà ressenti cette fameuse sensation où, à la fin d’un livre, on est totalement sous le charme et puis, avec un peu de recul, on trouve des petits défauts, on se souvient que le livre était long, que certaines actions étaient bâclées etc. Ici, même avec du recul, j’aime toujours autant ce livre et peut-être même encore plus (si cela est possible).

« Il y avait trois mois que nous étions ressortis de sous la Montagne. Trois mois durant lesquels je m’étais adaptée à mon nouveau corps d’immortelle et à un monde luttant pour se reconstruire après la chute d’Amarantha. »

Au niveau de l’histoire, on commence 3 mois après la fin de ACOTAR. Pour rappel, à la fin du premier tome, Feyre brise la malédiction qui pesait sur la Cour du Printemps. Elle se fait alors tuer par Amarantha et devient une Fae immortelle. Elle a également conclu un pacte avec Rhysand, en échange de son aide, elle accepte de passer une semaine de chaque mois avec lui dans la Cour de la Nuit.

« Mais je me souvenais seulement du sang, des morts, de la douleur et des hurlements pendant qu’elle me brisait, m’achevait en prenant tout son temps. »

On retrouve Feyre qui peine à s’habituer à sa nouvelle condition de Fae. Les derniers événements qu’elle a vécu l’ont profondément traumatisé. Elle passe ses nuits à faire des cauchemars, à vomir, elle perd du poids et surtout, elle qui aimait tant la peinture, n’arrive même plus à voir certaines couleurs comme le rouge qui lui rappelle en permanence la couleur du sang. Pour ne pas arranger les choses, Feyre se sent seule dans ce palais remplis de domestique et de garde du corps qu’elle ne connaît pas, elle doit se comporter comme une Grande Dame et Tamlin et Lucien la mette constamment à l’écart. Cette douleur mentale est pour moi l’un des points forts de ce livre puisque tout ce qui concerne le stress post-traumatique et la dépression n’est que très rarement abordé dans ce genre de lecture alors qu’avec toutes les épreuves que subissent les personnages, personne ne peut s’en sortir indemne.

« La question n’est pas de savoir s’il vous aime, mais à quel degré. Et il vous aime trop. L’amour peut se muer en poison. »

Alors que dans le premier tome, j’avais bien aimé la relation de Tamlin et Feyre, ici j’ai détesté le personnage de Tamlin. Lui aussi a été traumatisé par la mort de Feyre du coup, il essaie de la protéger mais au final il l’étouffe complètement. Feyre ne se sent pas à sa place dans ce monde et Tamlin ne l’aide absolument dans ce calvaire, il la laisse se noyer dans sa douleur et empire même son état mental en la confinant de force dans un palais. Finalement, l’amour de Tamlin devient totalement destructeur et une réelle menace pour Feyre.

« Quand on reste assez longtemps prisonnier des ténèbres, on découvre un jour qu’elles vous sont devenues familières. »

Et là, Rhysand arrive et bouleverse tout. Ce personnage a été un énooooorme coup de cœur, c’est vraiment la révélation de ce deuxième tome et sur ça, je pense que tous ceux qui l’ont lu seront d’accord avec moi. J’ai adoré apprendre à le connaître plus profondément, mais surtout apprendre son passé. Finalement, Rhysand revient chercher Feyre afin qu’elle puisse honorer sa part du pacte et venir passer une semaine par mois chez lui. Alors que Rhysand est le roi du second degré, du sarcasme et des piques en tout genre, sous cette carapace, il est celui qui va permettre à Feyre de guérir. Lors de ma lecture, je me suis souvenue d’une citation de Vampire Diaries où Elena disait à Damon que « dans la mort, il est celui qui l’a fait se sentir la plus vivante » et bien ici, il n’y a pas de meilleure citation pour décrire la relation de Feyre et Rhysand.

« – À tous ceux qui rêvent en contemplant les étoiles, Rhys, déclarai-je.

Devant l’éclat de son regard, je me demandai comment celui de Tarquin avait pu me faire rougir.

– Aux étoiles qui entendent les vœux et aux rêves exaucés, répondit-il. »

Rhysand s’inquiète de son état, il voit qu’elle perd du poids, qu’elle ne peint plus, qu’elle a des cauchemars. Sa connexion mentale avec Feyre lui fait tout ressentir et il va la pousser à devenir le meilleur d’elle-même. Il lui apprend à lire, à se battre, à maîtriser ses pouvoirs. Il partage tout avec elle, tout ce qui concerne la situation politique de la Cour, les menaces qui pèsent sur Prythian et même son plus grand secret, alors que Tamlin la bloquait totalement de cette partie. Alors que dans la Cour du Printemps elle étouffait, dans la Cour de la Nuit elle va se sentir revivre, il n’y a pas de domestique constamment sur son dos, elle peut sortir quand elle veut et Rhysand et ses amis vont très rapidement devenir le soutien moral et la famille dont elle avait besoin.

« C’est nous qui avons de la chance de l’avoir pour ami. J’ai connu des Grands Seigneurs cruels, rusés, faibles ou puissants, mais aucun ne qui soit capable de rêver comme lui.

– Rêver de quoi ?

– De paix. De liberté. D’un monde harmonieux et prospère. D’un monde meilleur pour tous. »

Même si le livre est énormément orienté côté personnage, l’histoire n’en est pas pour autant absente. Les scènes d’actions sont bien présentes, je n’ai pas ressenti de lenteur particulière et petit à petit, on voit le fil de l’intrigue se construire et à mettre en place l’histoire du tome 3. Alors que je pensais tout connaître du tome 1, dans ce livre, on comprend encore beaucoup de choses sur ce premier livre et certains de ces éléments parviennent même à changer ce que l’on croyait savoir.

« Je n’étais pas un animal, sauvage ou apprivoisé, ni une marionnette.

J’étais une survivante et j’étais forte.

Je ne serais plus jamais faible et désemparée. Je ne plierais plus jamais. Je ne me laisserais plus jamais domestiquer. »

Alors que d’habitude, les tomes 2 sont seulement des livres de transition entre l’histoire du premier tome et la fin d’une trilogie, ici ce n’est pas le cas. C’est un livre fort et important, il y a une richesse énorme au niveau des constructions des personnages et la fin est totalement …….. Je ne pense même pas avoir de mots assez forts pour décrire ce sentiment. La fin du tome 1 était déjà extra, mais alors là Sarah J Maas se surpasse encore. On a le cœur qui bat vite, on veut savoir ce qu’il se passe et en même temps, on ne veut pas finir le livre, il y a des rebondissements de tous les côtés et on finit le livre avec un : « Noooooooon, ce n’est pas possible ????!!!! Mais ça ne peut pas se finir comme ça ????!!! Où est la suite ??????.

 EDITION FRANÇAISE  EDITION VO (CELLE EN PHOTO)
 Auteur : Sarah J. Maas
Titre : Un palais de colère et de brume
Edition : Editions de la Martinière
Nombre de pages : 724 pages
Prix : 21,90€
 Auteur : Sarah J. Maas
Titre : A Court of Mist and Fury
Edition : Bloomsbury
Nombre de pages : 624 pages
Prix : 10,48€

Et vous, vous avez lu cette merveille ? Plutôt team Rhysand ou Tamlin?

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