Chroniques,  Science-fiction

Chronique : Phobos 2 |Victor Dixen

ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE, IL EST TROP TARD POUR OUBLIER

Il y a plusieurs mois, j’ai découvert l’univers Phobos tant apprécié sur la blogosphère et même si le tome 1 n’avait pas été un coup de cœur, ça avait été une très bonne lecture qui m’avait donné envie d’en savoir plus. Il faut savoir qu’avant de commencer ce tome 2, j’étais en pleine lecture de Shades of Shadows, un livre que j’ai apprécié mais qui a été beaucoup trop long à se mettre en place, chose que je déteste. Et là, j’ai commencé à lire les premières pages de Phobos 2 et je suis directement retombée dans l’univers et, contrairement à ma précédente lecture, le livre démarre sur les chapeaux de roues et nous tiens en haleine jusqu’à la dernière page.

« À compter de cet instant, il nous faut devenir actrices de nos propres vies – feindre la joie quand nous ne ressentons que de l’angoisse, mimer l’insouciance quand notre seul moteur, désormais, sera la rage de survivre. »

Ce livre est très riche en suspens. Contrairement au premier tome, je l’ai trouvé beaucoup plus dynamique. On voit les personnages jouer la comédie 24h/24 pour les téléspectateurs dans le but de survivre, tout en sachant qu’au moindre faux pas, à la moindre fuite sur le rapport Noé, c’est la mort qui les attend. Dans ce livre, on se rend vraiment compte de la cruauté de Serena, jusqu’où elle est prête à aller pour le pouvoir et l’argent, mais également l’emprise psychologique qu’elle possède sur les différents candidats Génésis.

« Ce que je sais, c’est que le temps, l’habitude, la routine, le faux sentiment de sécurité qu’il faut cultiver chez les pionniers, tout cela jouera en notre faveur, le jour venu. »

Si ce livre est riche au niveau de l’intrigue, il y a également une belle profondeur concernant les personnages. En général, il est rare de trouver un équilibre entre histoire et personnages sans que l’un n’empiète sur l’autre. Dans le tome 1, les filles étaient énormément mises en avant au détriment des garçons (que l’on n’apercevait que pendant les séances de speed dating), et de l’action qui n’arrivait qu’à la fin du livre. Ici on en découvre davantage sur les garçons. Marcus reste mon personnage préféré et j’ai été à la fois triste et ravie d’en savoir plus sur son passé. J’ai également appris à apprécier d’autre personnage comme Mozart, Andrew, Harmony ou Tao, et à en détester d’autre comme Alexei qui a sorti pas mal de répliques misogynes qui m’ont donné envie de le balancer dans un trou noir.

« Nous sommes douze affamés d’amour, persuadés que tout se terminerait comme un conte de fées »

Un autre point positif pour moi a été l’unité des filles. Dans le premier tome, elles étaient toutes en compétition à cause des speeds-dating mais là, il n’y a plus de rivalités entre elles et j’ai beaucoup aimé les voir former un vrai groupe. Avec leurs personnalités complètement différentes, chacune apporte sa force et elles compensent leurs faiblesses entre elles.

« La vérité c’est que tu ne vas pas vaincre la mort Léonor. Personne ne l’a jamais vaincu. Personne ne l’a vaincra jamais. Ni toi. Ni moi. »

Dans ce livre, on a également une vision différente de Léonor, elle garde toujours sa force de caractère et son sang-froid mais on en apprend davantage sur la personne qui se cache derrière la machine à certitudes. J’ai beaucoup aimé sa relation avec son prétendant dont l’identité restera secrète dans cette chronique afin de garder le suspens si bien préservé jusque-là par Léonor. Honnêtement, jusqu’au dernier moment, je ne savais pas du tout qui de Mozart ou de Marcus elle choisirait.

« Ce qu’on a vécu ensemble, ce qu’on vit en ce moment, ça existera toujours quelque part, même quand on aura disparu. Ça restera grave ici, dans l’opale de Mars. »

Ce qui fait également la force et la différence de Phobos, c’est cette écriture si originale. Le livre est écrit à la manière d’un scénario télé, avec ses gros plans sur les personnages, ses coupures publicités, ses schémas et explications détaillés. J’avais déjà beaucoup apprécié dans le tome 1 et là l’originalité continue d’opérer. S’il y a une seule chose que je peux reprocher c’est que certains dialogues paraissent un peu surfaits et non réalistes. Ça m’a un peu fait penser aux candidats de téléréalité et leur placements de produits, on sent très bien que leur dialogue n’est pas naturel. Néanmoins ici, cela est expliqué par le besoin de jouer la comédie en permanence, les candidats Génésis doivent séduire les téléspectateurs et s’assurer que Serena les garde en vie, quitte à manquer de naturel. Au final, ce détail n’a pas été assez important pour gâcher ma lecture.

« Ce sont les étoiles qui ont fini par allumer l’écran, par illuminer la vérité : l’image serait belle, si elle n’était pas si tragique »

Comme je vous l’ai dit plus haut, ce livre démarre au quart de tour et j’attendais vraiment le moment où mon excitation allait retomber et où le livre redeviendrait plat. Finalement, j’ai le plaisir de vous dire que ce moment n’est jamais arrivé. Je n’ai trouvé aucune lenteur dans le livre, on est sans cesse surpris et quand on ne découvre pas des éléments sur l’intrigue, c’est sur les personnages.

« Rêve comme si tu vivais pour toujours, Vis comme si tu allais mourir aujourd’hui. »

Au final, si le tome 1 avait été une très bonne lecture ici il s’agit d’un coup de cœur. J’ai dévoré le livre bien trop vite à mon goût et la fin m’a laissé sans voix. Je ne l’avais pas du tout vu venir et j’en ai voulu à Victor Dixen de nous abandonner sur un aussi gros cliffhanger. D’autant plus que comme une idiote, je n’ai pas pensé à avoir le tome 3 sous la main et je peux vous dire que je le regrette énormément. Du coup, petit conseil du jour, lancez-vous dans cette lecture en étant sûre d’avoir Phobos 3 sous la main.

Auteur : Victor Dixen
Titre : Phobos 2
Edition : Collection R
Nombre de pages : 490 pages
Prix : 17,90€

Et vous, êtes-vous rentré dans l’univers Phobos ? Si oui, quel a été votre tome préféré ?

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