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Chronique : La Cité des Cendres – Cassandra Clare

Le monde obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d’un loup-garou survenu devant le Hunter’s Moon, l’un des repaires de lycanthropes les plus fréquentés de New York. Du côté des Chasseurs d’Ombres, l’Inquisitrice, une femme insensible et austère, est dépêchée par l’Enclave pour s’emparer de l’Institut: Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare.

Pris dans la tourmente des événements récents, écartelés entre coeur et raison, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans la lutte sans merci qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal. Une lutte qui les ménera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l’East River…

Attention : Possible spoilers contenant le tome précédent !

Si vous suivez régulièrement le blog, vous savez probablement que j’ai décidé de me lancer dans une relecture des tous les livres de Cassandra Clare en attendant la sortie de The Queen of Air and Darkness prévue le 4 décembre 2018. Après avoir relu la trilogie entière des The Infernal Devices (les chroniques sont dispo ici) et le premier tome de The Mortel Instruments, place maintenant au second tome qui a une valeur sentimentale puisqu’il s’agit du tout premier livre de Cassandra Clare que j’ai lu.

« Dessiner quelque chose, c’est tenter d’en capturer l’essence pour toujours. (…) Si tu aimes vraiment quelqu’un, n’essaie jamais de le figer dans le temps. Il faut lui donner la liberté de changer»

Je vous l’avais déjà expliqué auparavant mais mon amour pour la saga TMI a commencé avec le film, puis j’ai voulu connaître la suite donc je me suis lancée directement dans La cité des Cendres, plutôt que le premier tome ce qui a été une énorme erreur. Si vous avez lu le premier tome, vous savez que Valentin récupère la coupe mortelle or, dans le film, Clary et les Chasseurs d’Ombres parviennent à récupérer la coupe. On est donc sur une fin radicalement différente qui m’a provoqué pas mal d’incompréhension la première fois que j’ai lu ce livre.

« Tu sais ce que c’est, le pire ? C’est de ne pas faire confiance à la personne que tu aime le plus au monde. »

Dans ce tome, l’histoire se développe et permet de mettre en place les premières intrigues du troisième volume. Mais c’est également un livre fort, il ne se contente pas de faire la transition entre le premier et le troisième tome, l’histoire est riche et allie à la perfection action et développement des personnages, un point que j’aborderais plus en profondeur plus tard. J’ai été énormément surprise de voir à quel point ce livre m’avait marqué puisque je me souvenais de la majorité de l’intrigue, chose assez exceptionnelle puisqu’en général, rare sont les livres dont je me souviens aussi bien.

«Pour Valentin, il n’existait que deux sortes d’individus en ce monde. Ceux qui soutenaient le Cercle, et ceux qui s’opposaient à lui. Les derniers étaient des ennemis ; les premiers les armes de son arsenal. »

Comme je vous l’expliquait il y a quelques secondes, ce livre permet un approfondissement de certains personnages qui n’apparaissaient pas ou alors de manière superficielle dans le premier tome et notamment les Lightwood. Alec s’ouvre beaucoup plus dans ce tome, il est moins froid et distant, plus appréciable. C’est également dans ce tome qu’Alec commence sa relation avec Magnus afin de former l’un des couples phares de la saga. On fait également la connaissance de Max, le petit frère d’Isabelle et Alec, un personnage qui est adorable et pour lequel on s’attache immédiatement. Apparaissent ensuite Robert et Maryse, les parents Lightwood, deux personnages assez complexes et durs à cerner.

« Je suis quelqu’un d’extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr. »

Le tome deux de la saga est pour moi celui qui rime avec triangle amoureux puisque, de tous les livres, c’est celui où le triangle Jace/Clary/Simon est le plus présent. Clary et Simon se mettent en couple et il faut dire que c’est une relation à laquelle je n’ai pas du tout accroché. Pour moi, Clary et Simon ont davantage une alchimie en tant que frère et soeur plutôt qu’en couple du coup j’ai trouvé leur dynamique assez étrange.

Le baiser qui délivrera cette jeune fille est celui qu’elle désire le plus en secret.

Si Valentin représente la menace première, l’histoire se dote d’un nouvel antagoniste : l’inquisitrice. Censée faire respecter la loi, on se rend très vite compte qu’Imogen Herondale a une vision particulière de la justice. C’est un personnage totalement détestable, froid et hautain et sans doute un de ceux que j’ai le plus détesté dans ma vie de lectrice.

« Tu es une flèche plantée au coeur de l’Enclave, Jace. Tu es la flèche de Valentin, que tu en aies conscience ou pas.»

Comme les bases de l’univers des Chasseurs d’Ombres a déjà été mis en place dans le premier tome, ce livre se met très rapidement en place et l’intrigue démarre très vite. On découvre plus en profondeur les autres peuples des Créatures Obscures notamment les fées, charmantes, sournoises et sans doute l’espèce que je préfère le plus dans l’univers après les Nephilims.

«Sauf que, dans un jeu, les gentils gagnaient toujours (…) Alors que dans la vraie vie, ils perdaient, et parfois Clary ne savait plus distinguer les bons des mauvais. »

Finalement, c’est un livre que j’ai adoré, tout comme lors de ma première lecture. Même si je me souvenais de l’intrigue, l’écriture de Cassandra Clare est tellement prenante qu’on ne s’ennuie pas et j’ai vraiment ressenti les émotions de la même manière que lors d’une première lecture. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : enchaîner avec le tome 3 qui est l’un de mes tomes préférés de la saga (juste derrière le tome 5).

Auteur : Cassandra Clare
Titre : La Cité des Cendres
Edition : PKJ
Nombre de pages : 524 pages
Prix : 18,15€

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