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Chronique : Radio Silence – Alice Oseman

Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à l’intérieur. Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être, les rêves de Frances s’écroulent. Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu… Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres. C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

Aujourd’hui, il est temps que je vous parle d’une auteure qui fait partie de la liste des auteurs que j’ai envie de découvrir et ce, depuis un long moment ! Pour la petite histoire, la première fois où j’ai entendu parler des livres de Oseman, c’était en allant sur le compte bookstagram d’Audrey alias @lunabookaddict. À l’époque, elle avait tout simplement adoré ses livres, ce qui m’a énormément donné envie de les découvrir d’autant plus qu’en général, je sais que je peux foncer les yeux fermés avec les recommandations d’Audrey puisque ce sont bien souvent des coups de coeurs de mon côté également.

« Hello.
I hope somebody is listening. »

Comme toujours, je me suis lancée dedans sans vraiment avoir lu le résumé et d’ailleurs j’en suis bien contente puisque c’est une histoire assez basique mais qui a su se doter d’une certaine originalité. Basique puisque l’on reprend un code de la littérature à savoir Frances, la fille modèle qui a d’excellent résultat à l’école et qui a son chemin tout tracé. Mais là où les choses vont devenir assez unique c’est lorsqu’on va découvrir que Frances est fan d’une poadcast et de dessins, deux éléments aux antipodes de ce que l’on attend vraiment d’elle.

« Being clever was, after all, my primary source of self-esteem. I’m a very sad person, in all senses of the word, but at least I was going to get into university. »

J’ai tout d’abord beaucoup aimé les personnages qui étaient très attachants. Frances et Aled forment un duo assez complémentaire et comme le livre couvre une assez grande ampleur, on assiste à plusieurs étapes de leur relation, ce qui leur fait gagner en réalisme. D’ailleurs en parlant de relation, voilà un autre point que j’ai apprécié puisque pour une fois, cette amitié n’a pas basculé dans la romance ce qui montre que l’amitié fille/garçon est possible, en particulier dans les livres.

« He smiled and looked away. ‘Sometimes I think we’re the same person…but we just got accidentally split into two before we were born. »

Ce livre contient une représentation LGBT+ vraiment très importante et j’ai trouvé très intéressant de mettre en avant d’autres types de sexualités comme l’asexualité ou la demisexualité. L’histoire met également le passage de l’adolescence à la vie d’adulte, la pression des études, du choix de la fac, de son avenir ainsi que la recherche de soi, de sa sexualité, de sa personnalité. Avec les personnages de Frances et Aled, Alice Oseman met avant des personnages souffrant d’anxiété qui vont apprendre à vivre plus librement tout en acceptant leur choix.

« People move on quicker than I can comprehend. People forget you within days, they take new pictures to put on Facebook and they don’t read your messages. They keep on moving forward and shove you to the side because you make more mistakes than you should. »

Autre point et probablement le plus fort de ce livre, c’est la représentation de la toxicité des réseaux sociaux. Dans cet histoire, la poadcast d’Aled va gagner de plus en plus de popularité mais également être suivie par beaucoup plus de personnes. Le problème, c’est que très vite on va se rendre compte des excès qui peuvent résider dans les fandoms. L’auteur dénonce alors le caractère malsain de certains fans qui n’hésitent pas à harceler, traquer et amplifier le moindre faits et gestes d’Aled et Frances, allant jusqu’à scruter des détails minuscules sur des photos pour élaborer des théories sur l’identité des auteurs de Universe City.

« I wonder sometimes whether you’ve exploded already, like a star, and what I’m seeing you is three million years into the past, and you’re not here anyore. »

Concernant le rythme, on est sur un livre vraiment très simple à lire et dont les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Les chapitres sont vraiment très courts, oscillant entre 1 et 3 pages ce qui crée un rythme assez rapide. De plus, l’auteure parvient à accrocher son lecteur en intégrant une part de mystère à son récit : Qu’est donc devenue Carys, la meilleure amie de Frances ? Ainsi, on trouve, au fil des pages, des petits indices disséminées à certains endroits et j’ai beaucoup aimé cela.

« She was everything I wasn’t – she was drama, emotion, intrigue, power. I was nothing. Nothing happened to me. »

Finalement, c’est un livre que j’ai énormément aimé même s’il n’a pas été un coup de coeur. En effet, il me manquait un petit je ne sais quoi. C’est un livre calme, le genre de lecture doudou qui fait du bien mais il reste quand même poignant. Ce livre est une ode à l’acceptation de soi, de ses différences mais surtout apprendre à vivre en suivant ses passions.

Auteur : Alice Oseman
Titre : Radio Silence
Edition: Harper Collins
Nombre de pages : 512 pages
Prix : 7,72€

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