Chroniques,  Policier

Chronique : Cendres – Johanna Marines

Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés. Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ? Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Je remercie Snag Fiction pour l’envoie de ce roman ! 

Il y a quelques temps, la maison d’édition Snag m’a contacté une nouvelle fois afin de me proposer de découvrir leur deux prochaines parutions. Cendres m’a particulièrement attiré puisque l’histoire se déroule dans un vieux Londres du XIXème siècle qui est une époque que j’adore énormément. Le tout englobé d’une bonne dose de mystères et il n’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir cette histoire.

« C’était son premier jour et déjà un drame venait de se produire. »

Le livre commence assez rapidement et ne fait pas dans la demi mesure puisque très rapidement, des corps sont découverts et lancent l’intrigue. De manière générale, c’est un livre assez sombre mais qui se lit très facilement grâce à une écriture fluide et prenante.

« Dire que, plus jeune, elle rêvait de ça. S’élever dans cette société anglaise. Combien de jeunes femmes auraient aimé être à sa place alors qu’elle n’y prenait aucun plaisir ? »

Au niveau des personnages, l’histoire se concentre autour de trois personnages. Tout d’abord Agathe, une jeune femme que j’ai trouvé très courageuse et prête à tout pour aider sa famille. Vient ensuite le personnage de Luna que j’aurais peut-être aimé découvrir un peu plus. Luna a grandi dans la rue et a appris à voler pour survivre et pourtant, elle possède un bon coeur puisque dès qu’une personne se retrouve en danger, elle n’hésite pas à venir l’aider. Puis vient le dernier personnage et sans doute celui qui est le plus mis en avant dans cette histoire : Nathaniel Depford. C’est un personnage que j’ai énormément aimé de par sa curiosité, sa bravoure et surtout la force de sa relation avec sa soeur Luna.

« Elle réalisa que les festivités et les paillettes de la nuit dernière ne valaient rien comparées à la chaleur de l’âtre où elle avait grandi et le bonheur simple d’être chez soi. »

Côté intrigue, comme je vous le disais, ce livre commence de manière assez rapide et je n’ai pas vraiment ressenti de longueurs. L’histoire possède une forte dimension steampunk que j’ai trouvé assez originale puisque ce n’est pas un genre que j’ai l’habitude de lire. Il y a également de nombreux éléments et indices concernant la fin qui sont glissés tout le long du livre. D’ailleurs, il y avait énormément de choses que je pensais anodines et qui, au final, se sont retrouvées importantes pour l’intrigue de base.

« Croyez-moi, passer vingt-sept ans à côtoyer ce monde fait d’apparences et vous aurez envie de liberté. Tout est bon pour faire tomber les masques. »

Puis vient la fin qui m’a totalement surprise ! Les derniers éléments se mettent en place et l’intrigue prend enfin tous son sens. La fin est racontée en alternant passé/présent et j’ai trouvé ce choix vraiment intéressant puisque cela donnait un effet de rebond qui ajoutait du dynamisme à une fin déjà très riche. En lisant cette fin, je suis passée par une multitude d’émotions telles que de l’angoisse, de l’adrénaline et de la tristesse.

« Il était devenu un oiseau de nuit, allumant les réverbères de la vieille ville, comme pour rassurer l’enfant qu’il n’était plus. »

Il faut savoir que de base, je ne suis pas vraiment fan de tout ce qui a un peu une dimension policière avec des enquêtes et pourtant ici, l’auteure a réussi à me faire aimer cette histoire et ces personnages. Par conséquent vous l’aurez compris, c’est une très bonne lecture et je suis ravie d’avoir pu découvrir cette histoire.

Auteur : Johanna Marines
Titre : Cendres
Edition : Snag fiction
Nombre de pages : 416 pages
Prix : 18,00€

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