Chroniques,  Contemporain

Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, à Biarritz, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent : les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

Virginie Grimaldi est une auteur dont j’entends parler depuis un moment et que j’avais également pu découvrir dans deux de ses livres. En flânant parmi les rayons de ma librairie, je suis tombé sur ce livre que j’avais déjà aperçu plusieurs fois, sans jamais me retourner dessus. Ce jour-là, je me suis décidée à lire le résumé et j’ai su que ce livre n’allait pas retrouvé sa place en rayon mais directement dans ma bibliothèque.

Certains disent que la vieillesse est un naufrage, moi je pense que c’est une chance. Un honneur. Tout le monde n’y a pas accès. Et puis, je pense que ce n’est pas pour rien qu’elle est si difficile.

Comme le résumé l’indique, l’histoire aborde la vie de Julia, une jeune psychologue qui va se retrouver à travailler en tant que pays dans une maison de retraite. Les personnages âgées sont assez souvent mises de côtés et c’est la première fois que je lisais une histoire se passant dans un tel lieu. Au final, c’est une histoire qui m’a fait passer par une multitude d’émotions, du rire à une vive émotion.

Je n’aime pas les vieux . Si je veux être totalement exacte, ce n’est pas que je ne les aime pas , même si je ne peux pas dire que je les aime, c’est qu’ils me font peur . Ils tutoient la mort , et moi , je préfère la vouvoyer .

Pour moi, la star du livre n’est pas Julia ou Raphaël, bien que ce soit deux personnages assez attachants, joyeux et drôles mais bien les habitants des Tamaris ! Du papy bougon aux couples fou amoureux en passant par le groupe de petites mamies commères, chacun de ces personnages a été incroyablement touchant et drôle. 

Tu sais, Papa, les souvenirs qui me manquent le plus, c’est ceux que l’on n’aura pas.

Même si au départ, Julia n’est pas forcément ravie de se retrouver là, elle va très rapidement comprendre que chaque papy ou mamie a énormément à lui apprendre grâce à leurs expériences sur l’amour, l’amitié ou la vie de manière générale. Il y avait d’ailleurs pas mal de leçons que j’ai trouvé très touchante et qui ont particulièrement raisonnées en moi.

Mais la vérité, c’est qu’on reste des bébés tout au long de notre vie. On enfile différents costumes pour le cacher et faire comme les autres, celui de l’adolescent, celui de l’adulte, celui du parent, et puis un jour, quand on est trop vieux pour faire semblant, on retire le déguisement et on affiche ce que l’on a toujours été : un bébé.

C’est un roman feel-good par excellence puisque pas mal de moments sont assez drôles mais c’est également une histoire terriblement touchantes puisque ce livre met en avant la situation des personnes âgées dans les maisons de retraites, la fin de vie, le deuil ou la reconstruction.

J’ai peur de perdre tous mes souvenirs. Je me fiche d’oublier ce que j’ai mangé une heure avant, mais j’ai peur d’oublier la joie intense que j’ai ressentie à la naissance de chacun de mes enfants, j’ai peur d’oublier combien j’ai aimé les câliner, les rassurer, les voir sourire…

Du côté de la romance entre Raphaël et Julia, celle-ci n’est pas autant mise en avant que ce à quoi je m’attendais mais j’ai quand même beaucoup aimé le développement de cette relation.

Le temps passe , et on passe avec . Il est souvent trop tard quand on se rend compte que l’on est passé à côté de sa vie .

 Au final, cette lecture a été une excellente lecture. J’ai lu celle-ci alors que j’étais en panne de lecture donc je ne l’ai pas lu aussi vite qu’en temps normal et au début, j’avais un peu de mal à rentrer dedans mais j’ai quand même passé un excellent moment. 

Auteur : Virginie Grimaldi
Titre : Tu comprendras quand tu seras plus grande
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 477 pages
Prix : 13€

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