Chroniques,  Fantasy

Le goût du danger – Erin Beaty

Sage Fowler, entremetteuse et espionne prodige, est désormais ambassadrice du royaume auprès du pays voisin de Casmun. Quelques mois après la bataille où elle a été gravement brûlée, elle se voit confier la mission de représenter le roi Raymond au cours de pourparlers avec Kimisara, leur ennemi de toujours.

Que de chemin parcouru pour l’ancienne tutrice des enfants royaux, à présent fiancée au capitaine Quinn… Mais face à des interlocuteurs réticents voire hostiles, la tâche s’annonce des plus ardues. D’autant que la reine de Kimisara, devenue régente depuis la mort de son époux, n’est pas dans une position idéale pour négocier… Et que nombreux sont ceux qui seraient ravis de la voir tomber.

Pris entre deux feux, Sage et Alex vont devoir mettre de côté leurs querelles d’amoureux et agir dans l’ombre s’ils veulent épargner à leur royaume une nouvelle guerre. Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, le troisième et dernier tome de La Couleur du mensonge conduit plusieurs pays voisins à deux doigts du désastre. Le talent de conteuse d’Erin Beaty vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page !

Attention : Spoilers concernant les tomes précédents ! 

Et voilà encore une aventure qui touche à sa fin. En début d’année, j’ai découvert le livre La Couleur du Mensonge qui a été un coup de coeur ! Le mois suivant, j’achète le deuxième tome et sans aucune surprise, coup de coeur là encore (et une panne de lecture juste après). Par conséquent, il était temps de me lancer dans le dernier tome même si j’avais énormément d’appréhension. Lorsqu’on aime autant de livres, la barre est très haute et les possibilités d’être déçu le sont d’autant plus.

« La naissance est une malédiction, mais mon père disait que c’est à nous qu’il appartient de la briser. »

Lors de ma dernière chronique, je vous expliquais que ce livre terminait d’une manière dont, en général, je n’étais pas spécialement fan. En effet, je préfère lorsque les personnages sont tous ensembles plutôt que de les voir éparpillés aux quatre coins du royaume. Néanmoins, comme je le pensais, Erin Beaty a réussi à me faire aimer ça et puis dans tous les cas, on se doute que les personnages vont forcément se retrouver au bout d’un moment.

« Seul le temps avait le pouvoir de guérir de telles blessures. »

Du côté des personnages, je les aime toujours autant, mais ce que j’ai vraiment apprécié, c’est le fait que les évènements du tome passé ne sont pas oubliés. Bien souvent, en littérature fantasy, les personnages font face à des situations de vie ou de mort, ils sont blessés, mais on n’en entend plus jamais parler, comme si rien n’était arrivé. Dans le dernier tome, Sage est brûlée sur une grande partie de son corps, elle passe plusieurs jours dans le coma, développe ensuite une addiction aux anti-douleurs et doit subir un sevrage. Ce sont des évènements traumatiques et j’espérais vraiment que cela soit abordé en profondeur dans ce livre.

« C’est pour cette raison que nous devons vivre. Nous devons vivre pour tous ceux qui n’en ont plus la possibilité. Pour tous ceux qui ont péri pour nous donner ces moments. »

Pour mon plus grand bonheur, non seulement on en parle, mais c’est également un facteur important tout au long du livre. De la première à la dernière page, on voit comment son accident l’affecte à la fois sur le plan physique, sur son rapport à son corps et la cicatrisation par exemple, que sur le plan psychique. Sage est profondément traumatisée, sujette à des cauchemars et garde de sérieux trouble de stress post-traumatique. On voit également la manière dont cela affecte les personnages autour d’elle, y compris Alex.

« Le monde sera toujours brisé, mais avec toi, je pourrai au moins en réparer un tout petit morceau. »

Concernant la romance, elle est fidèle à ce qui a déjà été fait dans les tomes précédents. Erin Beaty réussit à trouver un bon équilibre, elle est assez présente, mais n’étouffe pas l’histoire non plus. De tous les livres, c’est probablement celui où j’ai le plus aimé la relation de Sage et Alex. Non seulement les personnages ont mûri et sont plus responsables, mais il y aussi une dynamique plus intéressante entre eux. Il n’y a plus de mensonges ou de secrets entre eux et j’ai adoré les voir travailler côte à côte tout le long de l’histoire.

« C’est à des gens comme nous qu’il appartient de briser le cycle de la violence. »

Dans ce livre, il y a également une dimension politique plus importante avec un rassemblement de plusieurs personnes de pouvoirs, dans le but d’éventuelles négociations. C’est un livre dynamique où aucune longueur ne se fait ressentir, il se passe toujours quelque chose et comme d’habitude, il y a pas mal de retournements de situations tout au long du livre. D’ailleurs, je n’arrivais jamais à prédire ce qui allait se passer et c’est un sentiment que j’adore pendant une lecture.

« Chaque fois que le mystère faisait mine de s’éclaircir, les eaux se troublaient de nouveau pour les empêcher de distinguer les innocents des coupables. »

Finalement, c’est un troisième livre qui a été un coup de coeur et qui conclue la saga en beauté. C’est une trilogie qui m’a marqué et que je relierais avec beaucoup de plaisir. Je compte laisser passer assez de temps pour l’oublier de manière à pouvoir la redécouvrir dans quelques mois ou dans quelques années.

« La peur est plus dangereuse que la colère, car elle obscurcit tous les autres désirs. Sujet à la peur, on ne pense plus qu’à s’y soustraire. »

Je craignais la panne de lecture en terminant ce livre, surtout que j’en avais déjà eu une à la fin du tome 2. Etonnement, ce ne fût pas le cas. J’ai vraiment ressenti que c’était la fin de leur aventure et qu’il était temps de les laisser. Bon, on ne va pas se mentir, j’ai quand même un pincement au coeur quand je repense à cette saga et, s’il y avait eu un quatrième tome, je serais allée l’acheter en courant. En tout cas, c’est une saga qui compte beaucoup pour moi et je trouve dommage le fait qu’elle passe quasiment inaperçue, à la fois dans le monde littéraire anglais, que dans le monde français.

Auteur : Erin Beaty
Titre : Le Goût du Danger
Edition : Lumen
Nombre de pages : 595 pages
Prix : 16.00€

 

 

2 Comments

  • Océane - Entournantlespages

    J’ai lu le deuxième tome le mois dernier et je l’ai encore plus aimé que le premier tome avec cet approdfp dissement de l’univers et la découverte du royaume Casmun. J’ai hâte de lire ce dernier tome ! Contente d’apprendre que les personnages vont devoir faire face aux événements passés qui sont, c’est vrai, traumatisants.

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