Chroniques,  Jeunesse

Tiny Pretty Things T1 – Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton

 

Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York.

Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. La perfectionniste June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure. Lorsque Alec, petit ami de Bette, devient le partenaire de Gigi : c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse… Amies ? Ennemies ? Peu importe finalement, ce qui compte c’est d’être la meilleure des meilleures !

Plié, jeté, relevé… pas de pitié !

 

 

 

TW : Harcèlement, trouble du comportement alimentaire

 

Après avoir regardé la série sur Netflix et avoir moyennement aimé celle-ci, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de ce livre, d’autant plus qu’il était dans ma bibliothèque depuis un petit moment. La série m’avait déçu en raison d’un manque de profondeur, et je pensais que cela pouvait venir d’un problème au niveau de l’adaptation puisque la plupart du temps, les livres sont vraiment beaucoup plus creusés. Par conséquent, j’attendais de cette lecture qu’elle vienne combler les manques que j’avais eu en regardant la série. Malheureusement pour moi, ma lecture a été une déception !

 

« C’est l’une des choses que je préfère avec les miroirs. Cet aspect irréel, cette distance qu’ils ajoutent à la vie. On interagit, on se parle, on se voit… mais pas réellement. » 

 

Ma première surprise en me lançant dans les pages a été le fait de remarquer que les personnages n’avaient même pas la même identité. A l’exception de Bette et de June, tous les personnages ont des prénoms totalement différents. J’avoue ne pas vraiment avoir compris ces changements. De plus, l’intrigue de l’histoire est différente par rapport à la série puisque, si dans cette dernière on cherche à découvrir qui a poussé Cassie du haut du toit, ici il n’y a même pas cet aspect enquête.

 

« C’est quand on se croit arrivé au sommet qu’on perd sa passion. Et alors autant prendre sa retraite. » 

 

Concernant les personnages, et vous l’aurez compris c’est là où j’attendais le plus de ce livre, je n’ai toujours pas réussi à m’attacher à eux. J’ai retrouvé les mêmes défauts que dans la série puisque nous sommes face à des personnages qui sont très versatiles, qui manquent de profondeur, et qui changent souvent de personnalité entre 2 chapitres sans aucun motif. Le côté relationnel n’est d’ailleurs pas davantage creusé, les couples se font et se défont rapidement et je ne me suis pas attachée à ces relations.

 

« Pour certains, les papillons sont les âmes des morts. Ceux qui sont revenus nous voir. » 

 

Un des seuls points positifs de ce livre est le contexte de la danse. J’ai beaucoup aimé que cela soit au cœur de l’univers et surtout, que soit mis en avant l’aspect plus noir de la danse, les derrières de la scène. Ce livre dénonce de manière juste tous les abus qu’il peut y avoir dans le milieu, tel que les regards et critiques liés au corps des danseurs et plus particulièrement à leur poids. D’ailleurs, les troubles du comportement alimentaire sont présents et c’est important de dénoncer cette réalité. Dans le même style j’avais beaucoup apprécié le livre Orion de Battista Tarantini qui mettait également en avant ce côté sombre.

 

« Ne vous y trompez pas : je me suis battue longtemps, et durement, pour voir ce jour arriver, j’ai versé des larmes, de la sueur et du sang, je me suis privée a la moindre occasion. J’ai mérité d’être là. » 

 

Par contre, là l’histoire est assez limite pour moi repose sur le fait que j’ai ressenti qu’il y avait une banalisation de la violence et du harcèlement entre les élèves. Dans ce livre, les mauvais coups s’enchaînent et quand bien même des adultes sont au courant, aucun ne réagit. D’ailleurs, les personnages se contentent de dire que ça arrive à tout le monde et qu’il suffit juste d’encaisser. Pour moi, cela met en avant une banalisation de cette violence qui, rappelons-le, touche énormément de personnes dans la vie réelle. Sachant que ce livre est à destination d’un public assez jeune, j’ai trouvé que légitimer ces actions pouvait s’avérer très dangereux en véhiculant un mauvais message. La bonne action aurait été de voir un adulte intervenir.

 

« Elle a pleuré lorsque je lui ai dit que je préférais ne vivre qu’un an et danser que vivre toute une vie sans la danse. » 

 

Vous l’aurez compris, ce livre est une déception et d’ailleurs ma première déception de l’année 2021. A part certains passages que j’ai bien aimés, je ne me suis ni attaché à l’univers ni au personnage. Heureusement pour moi, c’est un livre qui se lit très rapidement et tant mieux, parce qu’il me tardait d’arriver à la fin. Même si ce livre termine sur un cliffhanger, je ne lirais pas la suite puisque je n’en ressens nullement le besoin.

 

Autrices : Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton Saga
Saga : Tiny Pretty Things
Titre : Tiny Pretty Things
Edition : Hachette
Nombre de pages : 451 pages
Prix : 18,00€

 

2,5/5

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